Troubles liés aux impacts anatomiques des rétractions du péricarde (d'après J-P Chamodot)


Troubles cardiovasculaires

La rétraction du péricarde peut exercer une contrainte mécanique directe sur le cœur entrainant frottements et inflammation du péricarde, c’est-à-dire une péricardite.


La rétraction du péricarde peut également exercer une contrainte mécanique sur les mécanorécepteurs situés au niveau de l’artère aorte et du tronc brachio-céphalique. Cette stimulation des mécanorécepteurs peut être à l’origine de troubles du rythme cardiaque (bradycardie, tachycardie, extra systoles, arythmies, palpitations). Ces troubles du rythme peuvent aussi être indirectement le résultat de la stimulation du ganglion stellaire qui envoie des anastomoses au nerf cardiaque, stimulation due elle aussi à la rétraction du péricarde.


De la même manière, les barorécepteurs sont stimulés, ils peuvent entrainer hyper ou hypotension.


Une rétraction du péricarde asymétrique peut exercer des contraintes mécaniques sur le cœur telles que les valves cardiaques ne peuvent se fermer correctement, générant ainsi un souffle au cœur.


La rétraction du péricarde et donc du diaphragme peuvent être à l’origine d’un étranglement de la veine cave inférieur, générant des troubles de la circulation de retour des membres inférieurs (jambes lourdes, varices, hémorroïdes).


La rétraction du diaphragme « étrangle » aussi l’artère aorte générant une hyper pression dans la partie de l’aorte située au dessus du diaphragme. Cela peut entrainer des hernies de l’aorte qui peuvent entrainer la mort en cas de rupture d’anévrisme suite à une augmentation de la pression.


Troubles hématologiques

La rétraction du péricarde, des ligaments sterno-péricardiques, et vertébro-péricardiques, rapproche le sternum des vertèbres, courbant les côtes. Cette contrainte mécanique exercée sur les côtes peut perturber le travail de la moelle osseuse qui fabrique les éléments du sang (plaquettes, globules blancs et rouges), créant ainsi des troubles de la formule sanguine.


Troubles estomac, rate, pancréas, foie, fatigue

La rétraction du péricarde peut entraîner une rétraction du diaphragme qui « étrangle » l’artère aorte générant une hypo pression au-dessous du diaphragme.


Si le sang n’arrive pas suffisamment dans le tronc cœliaque qui vascularise des organes, ces derniers présenteront des troubles : estomac (ballonnements et troubles digestifs), rate, pancréas (certains diabètes), foie (crises de foie).


La rétraction du péricarde peut également entraîner une rétraction du diaphragme qui génère une « pseudo-hernie Hiatale », avec remontées acides dans l’œsophage pouvant entraîner des asthmes.


Par une circulation insuffisante dans l’artère sous diaphragmatique, la glande surrénale mal vascularisée peut entraîner des « coups de pompes » et des fatigues importantes.


Troubles respiratoires

La rétraction du péricarde peut agir directement (ou indirectement par la stimulation du ganglion stellaire) sur le nerf phrénique et déclencher asthmes, apnées du sommeil, blocages respiratoires lors de chocs émotionnels violents.


Troubles musculo-squelettiques

Les rétractions tissulaires (muscles, ligaments, membranes s’attachant sur des os) peuvent exercer une contrainte mécanique sur les os telle, qu’elles vont être à l’origine de microluxations et créer des lésions ostéopathiques, à l’origine de : lombalgies, dorsalgies, cervicalgies, sciatiques, cruralgies, névralgies cervico brachiales, névralgies faciales, céphalées, migraines. Traitez une lésion ostéopathique sans avoir résolu le problème des rétractions tissulaires, cette lésion revient très rapidement car la cause n’a pas été résolue.


Troubles hormonaux

Le péricarde est prolongé vers le haut par un ligament qui passe par la thyroïde et s’insère par 4 expansions sur les os du crâne (sphénoïde, occipital et les 2 rochers des temporaux). Sa rétraction va donc tirer sur la glande thyroïde directement, créant les symptômes thyroïdiens (excès de poids ou l’inverse). Une expansion va tirer sur l’os sphénoïde. Or la glande hypophyse est dans la selle turcique du sphénoïde, et est de ce fait étirée mécaniquement lors de la rétraction du ligament. L’hypophyse tire sur l’hypothalamus, et tout cela crée des dérèglements hormonaux dans tout le corps.


Troubles immunitaires

La rétraction du péricarde agit mécaniquement sur le thymus qui a un rôle important dans nos défenses immunitaires. D’où certains troubles du système immunitaire.


Troubles lymphatiques

La rétraction du péricarde bouche le passage de la lymphe dans la veine sous-clavière, entraînant un engorgement des ganglions lymphatiques.


Troubles posturaux

La rétraction du péricarde peut exercer des contraintes mécaniques pouvant entraîner des cyphoses, lordoses, scolioses, déformations thoraciques…


Troubles visuels, auditifs…


Troubles crâniens

Le péricarde est prolongé vers le haut par un ligament qui passe par la thyroïde et s’insère par 4 expansions sur les os du crâne (sphénoïde, occipital et les 2 rochers des temporaux). Sa rétraction va donc tirer sur ces os du crâne, mettant tous les os du crâne en lésion ostéopathique en extension.


Cette extension va rétrécir les trous crâniens déchirés postérieurs et pincer les nerfs crâniens :

- IX nerf Glosso-pharyngien

- X nerf vague

- XI nerf spinal


Si les os du crâne sont en lésion, les 2 maxillaires supérieurs en microluxation peuvent être à l’origine de troubles de l’occlusion dentaire. Corriger des lésions ostéopathiques du crâne sans avoir harmonisé le péricarde et rallongé le ligament cranio-péricardien expose à des récidives rapidement.


Troubles neurologiques

La rétraction du péricarde entraîne le cœur vers le bas et donc également la crosse aortique (qui tire les nerfs ortho sympathiques vers le bas, stimule le système orthosympathique et ainsi les comportements de fermeture et de guerre).


Le tronc brachiocéphalique et l’artère sous-clavière sont également entraînés vers le bas. Lors de cette descente, l’artère sous-clavière est étranglée par l’anse sous-clavière, (paresthésie des mains, engourdissements, fourmis), et le ganglion stellaire est stimulé.


Ce ganglion stellaire envoie notamment des anastomoses sur les artères vertébrales et carotides qui vascularisent le cerveau. Lorsqu’il est stimulé, il peut provoquer des vasoconstrictions ou vasodilatations qui peuvent être à l’origine de ruptures d’anévrisme (hémiplégies), ou d’insuffisances circulatoires dans le cerveau pouvant être à l’origine de troubles nerveux centraux (Parkinson, Alzheimer...).


D’autre part les cellules du cerveau peuvent aussi se rétracter, et devenir non fonctionnelles. Les ouvrir permet d’obtenir parfois des résultats surprenants, surtout si on améliore aussi la circulation du sang et du liquide céphalorachidien.


Troubles du sommeil

Trouble de l’endormissement, réveils la nuit…


Troubles nerveux

Lorsque nos cellules sont fermées, et que nous sommes coupés de notre âme, de l’amour et de la joie que nous sommes, lorsque nous sommes enfermés dans un comportement d’esclave et de survie, il est normal que la joie ou l’envie de vivre disparaisse. Les dépressions, burn out, etc. peuvent en découler.


Troubles du comportement

Cet enfermement cellulaire dû à la peur ou des chocs émotionnels, se double donc d’un enfermement mécanique anatomique, dont une des conséquences les plus catastrophiques est de nous maintenir en permanence dans une stimulation de notre système nerveux orthosympathique, et une inhibition de notre système parasympathique.